L’expansion du numérique
selon Jonathan Fiawoo

Fortement concerné par le renouveau africain, Jonathan Fiawoo, dirigeant et administrateur d’entreprises et ancien Président de la Chambre de Commerce du Togo, agit aujourd’hui pour le développement du numérique en Afrique.

où l’afrique se situe-t-elle dans

la RÉVOLUTION du NUMÉRIQUE ?

 

Lors de ses différentes interventions, il n’hésite pas à souligner l’importance des nouvelles technologies de l’information pour soutenir des secteurs comme l’éducation ou encore la transition écologique.

Or à ce jour, malgré des indicateurs économiques et sociaux positifs (très forte croissance de quelques pays africains, jeunesse de la population, urbanisation croissante, généralisation des technologies), et des projections de croissance exceptionnelles, l’Afrique, dans sa globalité, accuse un retard important du iGDP (contribution d’internet dans le PIB) par rapport aux pays développés et émergents.
L’écosystème des startups est fortement pénalisé par le manque de dispositifs d’accompagnement et de financement des structures. Les incubateurs et accélérateurs rencontrent des défis limitant leurs performances : une faible couverture géographique, une faible compétence des ressources, un
manque de financement et de soutiens publics.

D’un autre côté, le secteur de l’éducation n’est pas encore adapté à la création d’entreprise : les formateurs ont rarement l’expérience pour parler de l’entrepreneuriat (c’est d’autant plus vrai dans les zones plus rurales), le contenu des formations ne permet pas aux étudiants d’être opérationnels à la tête d’une entreprise, et la culture entrepreneuriale n’est pas assez développée, ou trop tardivement.

QUEL EST LE POTENTIEL DES 

TECHNOLOGIES NUMÉRIQUES EN AFRIQUE ?

La situation est donc propice à la diffusion des technologies numériques. Mais malgré cela, force est de constater que la contribution d’internet au PIB de l’Afrique (1,1% du PIB) est très en deçà des résultats observés dans les pays émergents (1,9%) et plus encore dans les pays développés 3,7%). Cependant, les études montrent un potentiel de croissance extrêmement important dans les années à venir pour la pénétration d’internet et l’e-commerce : d’ici 2025, la contribution d’internet au PIB passerait de 18 milliards de dollars à 300, tandis que l’e-commerce atteindrait un chiffre d’affaires de 75 milliards de dollars contre 8 aujourd’hui.

lE CFE PROPULSé par jonathan fiawoo

Les porteurs de projets au Togo étaient confrontés jusqu’à il  y a quelques années à un accès au financement extrêmement difficile ainsi qu’à une lourdeur administrative qui ne les encourageaient pas à aller de l’avant.

Ils ont aujourd’hui à disposition un guichet unique au service des entreprises : le Centre de Formalités des Entreprises (CFE), financé par la Banque mondiale, le CREPMF et la CCIT représentée alors par Jonathan Fiawoo.

Grâce au CFE, les créateurs -comme les investisseurs ou les administrations- peuvent désormais effectuer toutes leurs démarches au même endroit, le délai d’enregistrement a été fortement réduit (moins de 24 heures pour toute création, modification ou dissolution d’entreprise) et les coûts ont été très significativement réduits, au niveau des formalités comme pour l’enregistrement au registre du commerce.

Cet outil efficace repose sur un principe de simplification : un seul lieu, un seul interlocuteur, un seul document et un seul délai pour chacun.

Bureaux de J-C Doe
Usine de fabrication de voitures
Bureaux vue sur la ville

Quels sont les enjeux pour ces prochaines ANNÉES ?

Les gouvernements et les dirigeants des grandes entreprises en Afrique doivent réussir ensemble le défi de poursuivre l’amélioration de la couverture des besoins des startups, depuis la naissance d’une idée jusqu’à sa maturité, pour pouvoir se mettre au niveau des pays émergents et développés.

Jonathan Fiawoo travaille en ce sens depuis des années, et a su démontrer, par la réussite des ses projets, que tout est possible pour l’Afrique, si elle s’en donne les moyens.